Avertissement légal

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vendredi 25 novembre 2016

« J'existe, je me suis rencontré »



Une lecture par Gilles-Gaston Dreyfus d'extraits de l'ouvrage autobiographique de Gotlib J’existe, je me suis rencontré (Flammarion, 1993, rééd. Dargaud 2014), enregistrée en public au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme le mercredi 9 avril 2014 dans le cadre de l’exposition « Les mondes de Gotlib » et rediffusée dimanche dernier sur France Culture :



mardi 22 novembre 2016

Des belles, histoires…



Le site du journal, c'est ici

« La Belle », une série de cinq émissions de Jean-Pierre Milovanoff et Mehdi El Hadj rediffusée la semaine dernière sur France Culture et dont la création remonte au printemps 1983 :







Le site de France Culture est tellement foutraque que le quatrième épisode, consacré aux évasions de déportés, n'est pour l'instant disponible que sur cette page.

lundi 21 novembre 2016

Potof Prod rides again !




On nous a transmis ceci :

« Ça faisait longtemps que Potof Prod n'avait proposé de géniaux spectacles et de super-concerts, alors cette semaine le collectif se rattrape en organisant QUATRE JOURS FOUS :

Énorme show total et absolu jeudi 24, vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 novembre 2016 à la Parole Errante, 9 rue François Debergue - 93100 Montreuil, métro Croix de Chavaux.
Y aura des spectacles de bon goût et des concerts, tout est sur les tracts. Il est conseillé de venir les quatre jours, l'effet hallucinogène est décuplé, et ça coûte pas cher.

Voici le programme détaillé :

Du jeudi 24 au dimanche 27, exposition collective et spectacles :
La Moule et le Haricot, drame en un acte.
La Foucoupe de l'efpafe, fpectacle féerique
La Femme à poils
et des spectacles surprise.

Des concerts : Fantazio, Pierre & Bastien, Les Subtle Turnhips, Massey Ferguson Memorial, Aman Aman, Scandella, Stinky Monday, Makhou, Petit Louis, Les Punaises...

Samedi 26, c'est une soirée de soutien à la réalisation du film Durga (en cours de montage), avec :
— les expos et les spectacles de Potof Prod
— les concerts de Fantazio & Francesco Pastaccaldi et Tri-hoang, Aman Aman, Les Subtle Turnhips et une intervention d’Houligani Dangereux.
Lors de la soirée sera projeté un bref extrait du film.

Tous les soirs, repas et buvette sur place, à prix libre. »

dimanche 20 novembre 2016

Napoléon et Paris
(Quoi ? Non mais, de qui se fiche-t-on ?!)




(On trouvera l'explication du titre de ce billet ici, pp. 13-14 du document)

vendredi 18 novembre 2016

Exponentialisation de la misère en milieu étudiant


Sans commentaires, c'est même pas la peine.

Daniel Joubert se retourne sans cesse dans sa tombe, mais qu'en est-il d'André Bertrand ?















jeudi 17 novembre 2016

Nietzsche prônait la philosophie à coups de marteau (au point qu'il le devint lui-même un peu, sur la fin), mais nous préférons pour notre part, fatalement…
la philosophie à coups de Manchette !



« FEMMES VOLUPTUEUSES ET PHILOSOPHES,

C'EST À VOUS QUE JE M'ADRESSE. »

(merci à schizosophie, qui suggérait naguère, à propos d'autre chose :
« la philosophie à coups de machette »)

lundi 14 novembre 2016

Un autodidacte nous fait son cinéma



Ah mais, tonnerre ! on ne s'en gardera donc jamais assez, des préjugés ?

L'ami Lémi avait consacré à ce réflexe des œillères un chouette papier naguère, dans Article XI.

Ce gars-là, René Chateau, n'est pas né au château et pourtant je m'en tenais bien à l'écart, vu que je l'associais aux daubes de Bébel des années 70 et de plus le confondais avec Christian Fechner (qui bien plus tard a tout de même permis à Carax de terminer Les amants du Pont-Neuf).

Bref, là on est en 2013, une série de cinq émissions d'À voix nue organisée par Matthieu Conquet rediffusée dans Les nuits de France Culture la semaine passée et c'est fichtrement intéressant…

Un sacré pan de la mémoire de l'histoire du cinéma français !



vendredi 11 novembre 2016

Autre avertissement



NOTICE

PERSONS attempting to find a motive in this narrative will be prosecuted;

persons attempting to find a moral in it will be banished;

persons attempting to find a plot in it will be shot.

BY ORDER OF THE AUTHOR,
Per G.W.F. W., Chief of Ordnance.

Autrement dit :

« Ceux qui chercheraient une quelconque raison à ce récit seront persécutés.

Ceux qui y chercheraient quelque moralité seront bannis.

Ceux qui y chercheraient une quelconque intrigue seront assassinés abattus. »

(L'intégralité du livre est disponible ici).

Et comme le disait Jean Ricardou après quelques pastagas dont nul ne connaissait la provenance, il peut être plaisant de passer du récit d'une aventure à l'aventure d'un récit…

mercredi 9 novembre 2016

Et quand il eut franchi le pont…


Décidément, il semblerait qu'Eddie Murphy soit abonné à ce genre de traversée !
Après Mister G. (1998), il nous refait quasiment la même dans Bowfinger, roi d'Hollywood (2000) :

mardi 8 novembre 2016

Une précision de Christopher Brookmyre



On s'interrogeait dans un billet récent sur le sens du titre original du premier volume de ce qu'il convient d'appeler « la trilogie De Xavia », A big Boy did it and ran away, qu'Emmanuelle Hardy a traduit en français par Petite bombe noire.

L'auteur a très obligeamment répondu à notre requête, et voici que tout s'explique !

« Many thanks for your email. I am delighted to learn that your dedication to Angelique and Zal led you to reading my work in English. I am even more astonished that you succeeded in reading A Tale Etched… in English, because it is has the most slang and colloquialism of any of my books. Many English people struggle with the Scottish slang, so for someone whose first language is not English, that is an impressive feat.

In answer to your queries, A Big Boy Did It And Ran Away is a childhood excuse, something kids say when they don’t want to get the blame for something (usually when they are clearly guilty). They will say: “It wasn’t me, a big boy did it and ran away”.

As to why more of my books are not translated into French, that is in the hands of the gods – or at least the French publishers.
My most recent book, Black Widow, won the Mcilvanney Prize for the Scottish crime book of the year, so I am hoping that this success might kindle some interest in the more recent Parlabane books from some French publishers.

Yours,
Chris Brookmyre »

Donc une traduction littérale donnerait quelque chose du genre :
Hé, c'est pas moi, M'sieu ! C'est un grand, il est parti par là !

Titre très difficilement vendeur en français, il faut bien l'avouer — donc Emmanuelle Hardy a sans doute eu raison de changer radicalement de point de vue en traduisant par Petite bombe noire.
Ce qui lui a d'ailleurs permis de filer la métaphore lors de l'opus suivant, The fine Art of Stealing, qu'elle a traduit par Petit bréviaire du braqueur.

Mais question : comment instiller cette idée de "petitesse" dans la traduction du dernier de la série, A Snowball in Hell (littéralement : Une boule de neige en enfer) ?

Petites noircissures en enfer ?
Bof.
À la réflexion, Blanche-Neige en enfer sonnerait mieux…

lundi 7 novembre 2016

« Nan, la littérature, c'est pas intéressant. »



Manchette écrivit-il cela en hommage pré-posthume au colonel Alfredo Smith-Garcia ?

samedi 29 octobre 2016

Tout va pour le mieux, dans le pire des mondes possibles !



À bien y réfléchir, Costa-Gavras n'a pas produit que des merdes démagogiques, en définitive, surtout une fois Montand disparu.


Papillon distribué lors des obsèques du Papet

À preuve, cette très belle adaptation d'un des chefs-d'œuvre de Westlake, Le couperet, que nos amis américains de la Westlake Review désespèrent de voir un jour en version correctement sous-titrée.

Une histoire qui redonne tout son sens à « la main invisible » théorisée par le premier penseur du capitalisme, Adam Smith, mais dont celui-ci n'aurait sans doute pas goûté tout le sel — ou plutôt le sang…

Quelques brèves séquences du film, qui est très ingénieusement reconstruit en repartant d'un flash-back après le troisième meurtre :

« Turbo-capitalisme »

« Préventivement… »

« Humiliant »

« Ça m'soulage ! »

Mais outre la grande intelligence de l'adaptation, jusqu'aux noms même des personnages — Burke Devore devenant ici Bruno Davert, par exemple — et sans parler du jeu des acteurs, tous impeccables, Costa-Gavras a eu la brillante idée de parsemer tout le film d'anonymes panneaux publicitaires qui instillent de façon très judicieuse, presque subliminale, l'absurdité que critique en sous-main tout le roman : cette monstruosité inhumaine que l'on appelle société de consommation.

Enfin, je dis « anonymes », mais c'est un raccourci, de même que ces images (j'en ai compté une bonne vingtaine, mais parfois elles sont très fugitives, j'ai pu en rater) sont un raccourci de l'essence de la publicité : un appel à la libido ou/et à la violence, sur fond de luxe obscène.

Les voici, ces images de "fausses" pubs, dans l'ordre chronologique du film, de la deuxième minute jusqu'à une demi-heure avant la fin (après quoi il n'était plus besoin d'en rajouter) :




(On notera le rebaptême potache de France Télécom en France Télécon)




















jeudi 27 octobre 2016

À vos Mark…
Prêts ?…



Cette photo a été retouchée : sur le cliché original, l'index et le majeur sont tendus vers l'objectif

Une documentaire assez instructif sur Mark Kennedy, le flic infiltré dans divers mouvements activistes, altermondialistes et d'ultra-gauche de 2003 à 2009, diffusé cet après-midi sur France Culture :



On confondra d'autant moins Œil-de-lynx et Bouche du diable…

vendredi 14 octobre 2016

Treize heures avec Chesterton



Deux nuits spéciales ont été récemment consacrées par France Culture à cet écrivain colossal, que moi aussi j'avais découvert jadis grâce à Borgès : la première le 11 septembre, la seconde le 18.
(Pour obtenir le détail de chaque émission, cliquer sur le lien inclus dans le lecteur encapsulé)


Nuit du 10 au 11 septembre :


00:00 - 00:35 : Entretien avec François Rivière
Par Philippe Garbit - Avec François Rivière - Réalisation Virginie Mourthé



00:35 - 01:30 : Le Nommé Jeudi - Épisode 1 : « Les Deux poètes de Saffron Park » et épisode 2 : «Le Secret de Gabriel Syme » (1ère diffusion : 05 et 06/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


01:30 - 01:50 : Le livre de chevet - Ce qui cloche dans le monde, de Gilbert Keith Chesterton (1ère diffusion : 18/05/1966)
Par Jean-Vincent Bréchignac - Avec François Billetdoux - Réalisation Janine Antoine


01:50 - 02:50 : Le Nommé Jeudi - Épisode 3 : « Jeudi » et épisode 4 : « Le Repas épouvantable »  (1ère diffusion : 07 et 08/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


02:50 - 03:10 : Entretien avec Luis Seabra
Par Philippe Garbit - Avec Luis Seabra - Réalisation Virginie Mourthé


03:10 - 03:40 : Nouvelles policières - Les trois instruments de la mort (1ère diffusion : 02/08/1985)
De Gilbert Keith Chesterton - Réalisation Jacques Béraud


03:40 - 05:10 : Une vie, une œuvre : Gilbert Keith Chesterton (1ère diffusion : 04/05/2003)
Par Francesca Isidori - Avec Alberto Manguel, Jean-Claude Biette, François Guérif, Robert Louit et Alexis Tadié - Réalisation Jean-Claude Loiseau


05:10 - 05:25 : Analyse spectrale de l'Occident - La civilisation gothique : Saint-François d'Assise, le jongleur de Dieu (1ère diffusion : 07/02/1959 sur France III Nationale)
De Gilbert Keith Chesterton - Avec Pierre Asso


05:25 - 05:55 ; Entretien avec Thierry Beauchamp
Par Philippe Garbit - Avec Thierry Beauchamp - Réalisation Virginie Mourthé


05:55 - 06:25 : Le Nommé Jeudi - Épisode 5 : « Conduite inexplicable du professeur de Worms » (1ère diffusion : 09/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


06:25 - 06:30 : Entretien avec François Rivière
Par Philippe Garbit - Avec François Rivière - Réalisation Virginie Mourthé



Nuit du 17 au 18 septembre :


00:00 - 00:30 : Entretien avec Jean-François Merle
Par Philippe Garbit - Avec Jean-François Merle - Réalisation Virginie Mourthé


00:30 - 01:05 : Tribune des critiques : Le nommé Jeudi (1ère diffusion : 15/03/1967)
Par Pierre Barbier - Avec Luc Estang et Stanislas Fumet - Réalisation Pierre Barbier


01:05 - 02:00 : Le Nommé Jeudi - Épisode 6 : « L'Homme aux lunettes noires » et épisode 7 : « Le Duel » (1ère diffusion : 12 et 13/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


02:00 - 03:05 : Anthologie étrangère - Chesterton (1ère diffusion : 30/05/1962 sur la Chaîne Nationale)
Par Stanislas Fumet - Réalisation Georges Gravier


03:05 - 03:35 : Heure de culture française - Les humoristes anglais, 7 : L'humour de Chesterton (1ère diffusion : 29/01/1969)
Par Solange Deras


03:35 - 04:00 : Entretien avec Wojciech Golonka
Par Philippe Garbit - Avec Wojciech Golonka - Réalisation Virginie Mourthé


04:00 - 05:00 : Le Nommé Jeudi - Épisode 8 : « La Terre en anarchie » et épisode 9 : « À la poursuite du Président » (1ère diffusion : 14 et 15/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


05:00 - 05:50 : Répliques - L’éblouissant Chesterton (1ère diffusion : 08/05/2010)
Par Alain Finkielkraut - Avec Jacques Dewitte et Bruno Tellenne (Basile de Koch) - Réalisation Didier Lagarde


05:50 - 06:25 : Le Nommé Jeudi - Épisode 10 (et dernier) : « L'Accusateur » (1ère diffusion : 16/09/1983)
De Gilbert Keith Chesterton - Adaptation Roger Pillaudin - Réalisation Claude-Roland Manuel


06:25 - 06:29 : Entretien avec Jean-François Merle
Par Philippe Garbit - Avec Jean-François Merle - Réalisation Virginie Mourthé

jeudi 13 octobre 2016

Le quotidien s'avère énervant ?
On se calme, on respire, on se rassérène
(avant de tout foutre en l'air…)



Tu es dans une file d'attente, donc tu attends.

Quelques instants, qui deviennent des minutes, des minutes et des… des minutes ! (putain ! mais crénom ! ils vont un peu accélérer, oui ?)

À la Poste, par exemple, tu fais la queue pour venir récupérer un recommandé de ton bailleur qui te réclame du fric, et toi tu sais bien qu'il te faut foutrement choper le papelard pour pouvoir contester éventuellement l'injonction (tu n'en es pas sûr, tes assises ne sont pas si solides, cela relèvera peut-être de la Correctionnelle, va savoir) — en attendant, qu'est-ce qu'elle fout, elle, là devant, à marchander depuis un quart d'heure son forfait à 19,99 € de merde !?)

Tu touches le RSA, tu sais un peu voler dans les supermarchés, mais comme tu es alcoolique c'est pas si facile car les bouteilles sont particulièrement surveillées, fais gaffe à pas trop bomber la barboure.
Et tu fais la queue, encore une fois, encore les foies, encore un froid.

Et donc tu attends, tu pestes intérieurement car non seulement tu flippes des vigiles qui guettent mais en plus la caissière tente de fourguer aux clients qui te précèdent ces foutus bons de réduction — bien obligée par les consignes hiérarchiques et les caméras qui la surveillent elle-même.

Temps haletant…

Et merde ! tu t'es fait gauler, voilà que tu attends l'arrivée des flics dans le local des vigiles, après quoi il te faudra attendre encore dans une cage puante durant la garde à vue avant d'être déféré devant le procureur, et puis tu devras attendre encore et encore jusqu'au procès, et encore jusqu'à son issue — qui n'en sera certes pas une pour toi.

Mais au fond tu t'en fous.
Tu as le temps.
Tu ne perds rien pour attendre.