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mardi 30 décembre 2014

Telles couilles !…


L'ambassadeur catholique Paul Claudel, qui traita publiquement dadaïstes et surréalistes de pédérastes, ne pouvait cependant se retenir de mouiller à la seule idée des organes qu'il les imaginait planquer dans leurs calebards.

À preuve, ce titre tardif qui leur rend indirectement hommage, contrepèterie oblige :


Mais n'oublions pas qu'en poste en Chine durant quatorze ans, de 1895 à 1909, avant de claquemurer sa sœur, il avait largement eu le temps de s'initier aux vertus du thé. Et comme chacun sait, le thé…

Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente

L'hovercraft et des lettres
[Euh… pardon : Lovecraft et Derleth !]



Un petit jeu au seuil de l'année 2015, comme au bon vieux temps des Variations existentialistes — cette fois sur le blogue de la Librairie Entropie, grâce aux bons soins de Laurent Duval et d'un magicien surnommé El Chorizo.
Ça a débuté hier comme ça :

Dagon le jeune dauphin
Aime beaucoup ses copains
À face de batraciens
Mais comme ils puent du nez
Il a dû s'éloigner

Moralité :
Leur odeur d'évent l'esseule

Et ça continue ici.

Chauffe, Marcel, chauffe !


Mais que regarde-t-il donc, pour sourire ainsi, ce diable ?
Une émouvante ?

C'était trois ans avant sa disparition : France Culture consacrait un Bon Plaisir à Marcel Mouloudji, avec notamment Willy Ronis pour une balade à Belleville et puis des chansons qu'on n'entend pas souvent.
Émission rediffusée dans la nuit de dimanche à lundi :

samedi 27 décembre 2014

Bras, seins… c'est brêles ferrées !



C'était voici plus de quarante-cinq ans, un jeune gars de Rock & Folk, François-René Cristiani, qu'avait eu l'idée de réunir ces trois-là, le 6 janvier 1969, et puis au dernier moment il y a eu des micros ; personne ne s'en est offusqué mais c'est parti dans tous les sens, pour notre plus grand bonheur (le père Léo monopolise quand même pas mal la parole…)
Attention, certains propos sont susceptibles de heurter les oreilles des féministes.

On remarquera qu'à un moment ça zabrouille dans le trucmure, Léo repart en arrière comme si ça rembobinait dans les bastrimphes (erreur lors du remontage, sans doute) :



Tous trois sont morts depuis des lustres, maintenant, mais pas ceux qui ont immortalisé la chose, et qui la racontent dans un documentaire tourné en 2008 et récemment rediffusé à la téloche sur une chaîne qui n'existait pas à l'époque (s'il n'est pas visible ici, cliquez donc ) :

samedi 20 décembre 2014

— « Enfin, disons le mot : vous avez été antisémite !
— Exactement dans la mesure […] J'ai été aussi formel que Louis XIV : il avait des raisons aussi, pour… »



8 juillet 1957. Albert Zbinden, journaliste à la Radio Suisse Romande, s'entretient à Meudon avec Louis-Ferdinand Céline, qui vient de publier D'un château l'autre.
Cet éternel désargenté, matois et roublard comme pas deux, « victime de la plus grande chasse à courre qu'on ait organisée dans l'Histoire », le reçoit dans l'espoir d'un peu de publicité (et de retombées financières…)
Cet entretien sera diffusé le 25 juillet 1957 sur les ondes de la RSR.

Édifiant.

« Les causes de la guerre, que j'ai attribuées à certaine sec… section, n'est-ce pas, bah, pfff […]
Et alors, peut-être que j'ai accroché une… secte qui n'était pas si déméritante qu'on l'… que j'l'ai dit, peut-être, mais c'est à, euh… la preuve est à faire, elle se f'ra par l'Histoire, n'est-ce pas… »



D'autres entretiens avec Céline sont disponibles ici.

vendredi 19 décembre 2014

Toutes ces dames au salon
(Mouloudji chante Dimey, vol. 2)



Le billet précédent, entièrement dû à l'ami Perrache, m'a opportunément rappelé que Mouloudji a chanté une deuxième fois Dimey, sur cet album des années soixante (Disques Mouloudji, EM 13530), ici dans sa réédition de 1978 (Disques AZ, BAM 5927) et récupéré derechef grâce à l'indispensable Melocoton, du forum Muzika.fr.

Le neuvième morceau, notamment, chanté par Clo Vanesco, est une merveille (enfin, à mon sens…)



Remercions Martin de nous avoir précisé en commentaire les interprètes et compositeurs pour chacun des titres :

1. Toutes ces dames au salon (Renée Passeur, musique : Francis Lai)
2. Comment va-t’on ce soir (Bernard Dimey)
3. Les michetons (Nicole Christa, musique : J. Bertola)
4. Les plafonds (Rosalie Dubois, musique : G. Wagenheim)
5. C’est dommage que tu sois si con (Mouloudji, musique : H. Salvador)
6. Tout ça reste entre nous (Renée Passeur, musique : H. Salvador)
7. Le pied (Rosalie Dubois, musique : H. Salvador))
8. Le troufion (Bernard Dimey)
9. Barbara Strip (Clo Vanesco, musique : G. Wagenheim)
10. Celui qui monte (Marie-Thérèse Orain, musique : G. Wagenheim)
11. Le gros Mimi (Marie-Thérèse Orain, musique : B. Dimey)
12. C’est là que j’ai grandi (Mouloudji, musique : G. Wagenheim)

Orchestre dirigé par Gaby Wagenheim


mercredi 17 décembre 2014

— Si mon champ te dit…
— Mais…



En exclusivité intersidérale grâce à l'ami Perrache, qui se garde des lions (hem…) mais a dû transpirer sang et eau pour parvenir à numériser ce vinyle rarissime !

Pour en finir…



Un grand classique de la radio rediffusé tout récemment dans les Nuits de France Culture.
La présentation dithyrambique de Christine Goémé vaut son pesant de cacahuètes…

lundi 15 décembre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (23)



Après réflexion, ce récit a été supprimé pour des raisons complètement personnelles.

samedi 13 décembre 2014

Modeste proposition


… pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à charge à leurs parents ou à leur pays et pour les rendre utiles au public.


Cet épatant texte de Jonathan Swift pouvait s'entendre cette nuit sur France Culture, dans une rediffusion de la lecture de Judith Magre du 2 avril 1984 (dans la traduction de Léon de Wailly de 1859, merci à Tom de nous l'avoir précisé en commentaire !)).

vendredi 12 décembre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (22)



Spinoza, Éthique, partie IV, dans la traduction de Bernard Pautrat publiée aux éditions du Seuil :

Proposition XV :
N'importe quelle chose peut être par accident cause de Joie, de Tristesse ou de Désir.
Corollaire :
Du seul fait d'avoir contemplé une chose avec un affect de Joie ou bien de Tristesse dont elle n'est pas la cause efficiente, nous pouvons l'aimer ou l'avoir en haine.


Proposition XXVII :
De ce que nous imaginons une chose semblable à nous, et que nous n'avons poursuivie d'aucun affect, affectée d'un certain affect, nous sommes par là-même affectés d'un affect semblable.

Proposition XLI :
Si quelqu'un imagine être aimé de quelqu'un, et croit n'avoir donné aucune raison pour cela, il l'aimera en retour.



Tiens, j'ai retrouvé ce passage d'une lettre que je lui avais écrite à l'époque, à cette amoureuse-là (Foutredieu ! j'étais pas si manchot avec ma plume, en ces temps reculés…) :

Un mot pour toi, pour chacune de ces heures, de ces journées de printemps prometteur, Prométhée fort et fier, qui te sont entièrement dédiées au long de ces rues si connues, inconnues, étonnantes, pavées de chemins de fer sous lesquels on prend un malin plaisir à passer — ces rails dont l'origine ignore le dessous. Ces rues comme les coulisses d'un théâtre dans les ténèbres desquelles tu aurais un peu peur, tu chercherais à respirer une présence rassurante, calmées par le soleil pâle dont la pâleur enivre d'espoir, ces rues désordonnent la ville de tous les jours — maintenant ce sont d'autres jours —, la fragmentent en morceaux d'autres villes parfois plus belles — je veux dire, dont la beauté n'attend pas ce soleil, jaillit tout de suite aux yeux qui désirent —, Rome ou Valence ou Narbonne, comme dans un tableau où tout d'un coup on entrerait se promener nonchalamment. Dans ces journées tournées vers l'achèvement, vers l'accomplissement, ces journées qui se sédimentent, immenses, vers l'imminence, les passants sont des chats paisibles, pas des chasseurs, qui sourient de leur regard perdu qui court à sa perte avec joie. Les arbres tendent leurs branches vers le ciel, réclament leurs feuilles, une pluie de feuilles multicolores qui viendra s'ajuster sur leur frêle armature d'oiseau, sur leur rêve de roseaux.
Ce soir il a fait froid soudain je n'ai plus eu envie de patienter, je voulais me gorger de l'accomplissement de ce qui n'était qu'esquissé, « mais rien, je n'avais rien » qu'un bourdonnement obstiné et obtus qui te nie, qui me tenaille, aïe ! Une sorte de condensation du silence, comme des absences de paroles accumulées sur une vitre-plafond, un silence extrême — mais qu'on aime, qu'on appelle même — prend forme dans l'étalement des soirées qui se perdent à force d'attente de.
Toi.
Les mots qu'on ne peut pas dire, parce qu'ils n'existent pas (d'avoir été tant attendus, tendu). Se dire : soi, ou des choses, comme des rideaux qui soudain se rabattent en sourcils froncés, en sardines mises en boîte.
Et sinon, ailleurs, des enclaves d'esclaves à n'en plus finir, à n'en plus finir de pleurer sur des airs de Bach.

Cette nuit il fait jour, je n'y comprend plus rien. Il y a un blanc d'argent qui pousse derrière l'immeuble…

Jouons du Dick, si on erre !…



L'un des derniers billets de l'ami John Warsen, consacré au groupe Ubik, nous a opportunément rappelé que notre musette recelait encore quelques brimborions radiophoniques ayant trait au Maître du Haut-Château :

Un Pour la littérature du 21 juillet 2008 entièrement consacré au roman Ubik, récupéré grâce aux bons soins de la liste ANPR






Et L'Atelier de la création du 25 juin dernier, « Les machines à illusions » :



Pour les précédents épisodes, voyez ici.

lundi 8 décembre 2014

C'est reparti ! (comment ?…)


Cette fois, c'est l'auteur en personne qui lit l'intégralité du roman, et s'entretient sur la dernière plage à propos d'icelui.


jeudi 4 décembre 2014

Genre « Oh, j'ai qu'aux cimes ! », hon ?



Début février 1970, Émile Noël recevait à France Culture Jean-Roger Caussimon pour trois volets successifs de l'émission Profils, les 2, 9 et 16 de ce mois-là.
1970, c'est justement l'année où l'artiste aux multiples facettes enregistrait son premier disque, après des décennies de cabaret et d'écriture de chansons pour d'autres.

Cette série vient d'être rediffusée les 20, 21 et 22 novembre dans les Nuits de la station, désormais réécoutables pendant mille jours. Soit, pour ce triptyque, jusqu'au 16 août 2017.





mercredi 3 décembre 2014

« Dans la Création, les hommes sont
les animaux les plus ignobles »
(Scutenaire)



Cette émission diffusée le 25 avril 1972 sur la RTBF provient de cette page, que je dois à l'ami Cheval Blanc de m'avoir opportunément signalée.

« Si les femmes n'existaient pas, je me pendrais tout de suite ! »